EMINI · LA MANNE · RECOMMENCER · 4 MIN DE LECTURE
14 septembre
Laisse-le encore cette année
Le figuier est stérile, pourtant un délai est demandé — non pour rester pareil, mais en vue du fruit.
Nous croyons facilement que le temps que nous avons nous est dû. Jésus raconte une histoire où un délai n'est pas traité comme un dû.
Le contexte est sévère avant même que la parabole commence. Deux fois, Jésus appelle à la repentance. Puis il raconte un propriétaire et un figuier : « Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint pour y chercher du fruit, et il n'en trouva point. »
Ce n'est pas une mauvaise saison. Écoute le compte : « Voilà trois ans que je viens chercher du fruit à ce figuier, et je n'en trouve point. » Trois ans. Et la phrase qui suit est brutale : « Coupe-le : pourquoi occupe-t-il la terre inutilement ? »
L'arbre stérile n'est pas neutre. Il prend la place. C'est la partie de l'histoire qu'on n'aime pas entendre, et elle est dans le texte.
Alors le vigneron répond : « Seigneur, laisse-le encore cette année ; je creuserai tout autour, et j'y mettrai du fumier. »
Il ne dit pas que l'arbre est innocent. Il ne plaide pas sa qualité. Il demande du temps, et il s'engage à travailler autour des racines. Le sursis n'est pas présenté comme une permission de rester stérile ; il est donné en vue du fruit.
Ici, il faut poser une frontière franchement : la parabole ne dit pas qui est le vigneron. On peut y voir une image de l'intercession, mais le texte ne nous autorise pas à promettre à chacun : « Jésus a demandé exactement une année de plus pour toi. » Ce qui est écrit suffit : dans l'histoire, le délai a été demandé et le travail autour de l'arbre commence.
Le reste de l'Écriture dit sans détour pourquoi la patience de Dieu ne doit jamais être prise pour de l'indifférence : il « use de patience envers vous, ne voulant pas qu'aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance. » Sa patience a une direction.
Et il faut encore une frontière, cette fois christologique : le délai ne sauve pas. Une année de plus ne pardonne aucun péché. La patience ouvre du temps pour la repentance ; le salut, lui, est donné en Jésus-Christ. Le calendrier n'est pas notre sauveur. Le Fils l'est.
Alors aujourd'hui, regarde autrement le temps que tu traverses. Il n'est peut-être pas simplement « encore du temps ». Il peut être un temps où Dieu t'appelle à revenir, à porter enfin ce qui n'a pas encore poussé.
Et regarde ce qui se passe autour de tes racines. Ce qui remue en ce moment, ce qui te dérange, ce qu'on retourne dans la terre — ce n'est pas forcément une punition. On creuse quelquefois autour d'un arbre parce qu'on attend encore du fruit.
Cette parabole n'est pas une berceuse, et je ne la finirai pas comme telle. Elle se termine : « Peut-être à l'avenir donnera-t-il du fruit ; sinon, tu le couperas. » Le sursis est réel. Il n'est pas éternel. C'est précisément pour cela qu'il compte.
Seigneur, j'ai traité le temps comme un dû, et je l'ai passé à attendre autre chose.
Ta Parole dit que tu uses de patience et que cette patience appelle à la repentance. Le Fils est allé jusqu'à la croix pour sauver ceux que tu appelles à revenir.
Je reçois ce temps non comme une permission de rester pareil, mais comme un appel à porter du fruit.
Saint-Esprit, montre-moi une seule racine à dégager aujourd'hui.
Au nom de Jésus-Christ de Nazareth. Amen.
Le temps que j'ai n'est pas un dû. La patience de Dieu m'appelle à revenir et à porter du fruit.
Luc 13:1-9 · 2 Pierre 3:9 · Jean 3:16-17
Ce que d'autres en ont dit
Répondre dans EMINIUn texte court, chaque jour, dans EMINI. Avec toute la Bible, l'audio, vos notes et vos surlignages — gratuitement, et sans publicité.
Installer EMINIToutes les éditions de LA MANNE
CHESED ÉDITIONS
Texte biblique : Louis Segond 1910, domaine public.
Méditation © 2026 CHESED Éditions — EMINI.